Traduction de la colle d’anglais : Peut-on voir l’élection de Barack Obama à la Maison-Blanche comme la renaissance de l’American Dream

By florentgiordano

Bonjour,

Comme promis il y a quelques semaines, je livre la traduction de la colle d’anglais sur Barack Obama. Comme j’ai directement rédigé en anglais, il m’a fallu tout retraduire et n’étant pas un traducteur professionnel, il se peut que la traduction comporte quelques inexactitudes.

Introduction :

L’élection de Barack Obama a été vue comme une révolution par les médias de toute la planète ou presque et en tout cas aux États-Unis. Le mot révolution ne correspond pas vraiment à une renaissance de l’American Dream qui est une notion assez ancienne : le rêve américain a été lancé lors de la conquête du Nouveau Monde pour pousser les européens à émigrer en Amérique. Ces valeurs sont incarnés dans ce proverbe : God helps those who help themselves, ce que l’on peut traduire par aide-toi, le ciel t’aiderera. Peut-on vraiment parler de rêve américain à propos de Barack Obama et de son élection.

 

Développement :

I°) Yes we can :

Tout d’abord, il faut noter qu’Obama a réussi à rassembler la majeure partie de la population au moment du vote. De plus, il a touché toutes les catégories sociales avec un score haut à chaque fois. La catégorie qui a donné le moins de voix à Obama, les hommes blancs lui ont toute de même apporté  43% de leur voix. En comparaison, la catégorie qui a donné le moins de voix à McCain ne lui a apporté que 3% des voix, il s’agit des femmes noires. Passons les diverses statistiques de votes pour nous intéresser à plus important : l’homme.

Obama a été lu parce qu’il a travaillé dur pour cela : il a obtenu un magna cum laude à Harvard : il a d’ailleurs été le rédacteur en chef du journal de cette université. On peut le qualifier de self-made-men : il est parti de presque rien et est devenu Président des États-Unis. Par ailleurs, aux États-Unis, le taux de chômage des blancs est de 5% tandis que celui des noirs est de 10%. Ces deux résultats montrent l’inégalité devant le travail entre les noirs et les blancs, Obama défie toute statistique.

Obama se proclame des valeurs du rêve américain et même si Joe le Plombier (son véritable nom est Samuel Joseph Wurzelbacher) affirme le contraire, je pense qu’Obama possède ces valeurs ou en tout cas les utilise : il utilise un style assez proche de Martin Luther King avec des tournures évoquant l’espoir : il est très optimiste. Le meilleur exemple de cet optimisme est peut-être son slogan de campagne : “Yes, we can” 

Obama croit en dieu. Cette croyance est une des valeurs du rêve américain, souvenez-vous du in god, we trust, au dessus du juge dans le Bûcher des Vanités. Bien qu’il ait été élevé dans un environnement assez laïque, c’est un protestant de l’United Church of Christ, une église très progressive qui se prononce notamment en faveur du mariage homosexuel. Comme nous l’avons vu précédemment, la religion est très présente aux États-Unis : Obama va devoir prêter serment sur la Bible. 

II°) Non, Obama ne fait pas revivre le rêve américain :

Beaucoup de journaux ont déclaré que la victoire d’Obama représentait le succès d’un homme malgré ses origines. Je trouve cette phrase terriblement méprisante. Autant le dire tout de suite, je n’aime pas parler des origines, pour moi, la vision des gens ne se fait pas à l’échelle du quartier, de la ville, ni même du pays, mais à celle de la planète : Je préfère l’appellation de citoyen de la terre (elle n’est pas de moi, j’ai oublié où je l’ai prise) que celle de parisien, banlieusard ou autre. Passons cet intermède pour introduire les origines d’Obama et la raison assez spécieuse à mon goût pour laquelle il ne peut pas être considéré comme un digne représentant du rêve américain. En effet, la famille d’Obama vient de l’immigration mais il n’est pas directement un immigré. L’image du parfait self-made-man serait plutôt celle d’Arnold Schwarzenegger qui est venu d’Autriche sans le sous ni diplôme mais a réussi à devenir gouverneur de Californie.

Maintenant que la question des origines est réglée, passons à celle de l’argent. Il est vrai que face à Crésus McCain et ses multiples maisons et voitures, la lutte d’Obama ressemblait à celle d’un David contre Goliath mais tout n’est pas si simple. En effet, la campagne d’Obama a coûté la modeste somme de 605 millions de dollars, ce qui représente plus de 5 fois plus que celle de McCain (105 millions de dollars). Par ailleurs, son financement est assez intéressant. Il faut savoir que l’État fournit de l’argent aux candidats, on appelle cela les fonds fédéraux. Obama a refusé ces fonds, ce qui est une première depuis le scandale du Watergate préférant n’utiliser que des fonds privés. Ce qui est inquiétant, c’est que ces fonds sont dirigés par de puissants lobbies et même si je peux facilement imaginer les compensations après son élection envers ses bienfaiteurs, je préfère tenter de l’oublier au vu de la somme.

Ensuite, Obama a promis il y a quelques temps déjà de réorganiser à une des valeurs les plus importante du rêve américain, le libéralisme à cause de la crise économique. Notre très grand président lui à même proposer de rejoindre son projet de réforme du capitalisme. Finalement, peut-être que McCain avait raison lorsqu’il traitait Obama de socialiste ?

 

Conclusion :

Pour conclure, je dirai que la victoire d’Obama n’est pas tant la victoire d’un homme noir que celle d’un démocrate. Dans une démocratie, je crois que nous ne devons pas accorder d’importance à la couleur de la peau, aux origines sociales (ajout : et même au sexe) mais au programme et aux idées. Si je me permet cette piqûre de rappel très naïve sur le fond, c’est parce que j’ai trop souvent lu dans les journaux, en suivant l’actualité ou en préparant ma colle, la victoire d’Obama comme revanche après Martin Luther King.  

Bibliographie :

- Web : La page Wikipedia de Barack Obama, son site Internet, la page Web de l’United Church of Christ

- Documents scolaires : Le dossier élection fourni en classe

- Journaux : Courrier International (dont le numéro spécial élection) & Charlie-Hebdo (idem)

NB : Je me suis permis quelques ajouts car certaines idées semblaient bancales ou mal expliquées dans la version originale.
NB2 : dieu apparaît depuis deux articles en filigrane, je promet de corriger cela dans les billets suivants afin car sinon vous pourriez penser que ce blog vire à l’autopromotion…

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